22.09.2006

Encore un procès !

C'est désormais convenu, les opérateurs essaient d'intimider les lanceurs d'alertes en leur intentant des procès.

Objectif : désavouer tous propos tenus dans la presse visant à informer les populations des risques électromagnétiques encourus.

C'est une arme à double tranchant, parce que l'agitation médiatique autour de ces procès est réelle et croissante. Et puis les lanceurs d'alertes peuvent y trouver leur compte et souhaitent aussi défendre leurs droits (notamment ceux à un environnement sain).
Dernier exemple en date après l'attaque d'Etienne Cendrier (Bouygues Télécom demandait 200 000 € !), le procès démandé par Sabine Rinckel contre son... bailleur qui a autorisé l'implantation d'antennes relais au-dessus de son appartement sans la prévenir.

Et maintenant, Plume de Presse nous apprend qu'un nouveau procès est engagé par SFR contre Annie Lobé qui a écrit un article titré Les gens meurent sous les antennes [...] Elle s'appuie pourtant sur des faits précis.
L'article se poursuit avec une liste de faits. J'y ajouterai même que le nombre de décès ou de personnes atteintes de cancer est en deçà de la réalité. D'autres exemples comme Ruitz ne sont pas mentionnés.

  

 

20.09.2006

Pour en savoir plus sur les CEM en quelques lignes

En complément à mes propositions de lecture sur les champs électromagnétiques (CEM), cet article trouvé sur le web rappelle ce que sont ces ondes qui nous permettent de communiquer plus facilement et aussi quels sont les enjeux pour la santé.
Un bon résumé. Les sources sont citées et vérifiables.

16.09.2006

Enfin !

Une enquête ministérielle confirme le manque d’indépendance des auteurs des rapports publics sur les dangers de la téléphonie mobile. 

En 2003, l'Afsset avait publié un premier rapport plutôt rassurant sur les risques de la téléphonie mobile sur la santé. Mis à jour en juin 2005, ses conclusions étaient similaires. Ces rapports (qui m'ont d'ailleurs été opposé lors des réunions organisées suite à mes demandes de recours gracieux) sont aujourd'hui mis en cause par deux instances gouvernementales :

  • l'iGE, Inspection générale de l'environnement, organisme de contrôle dépendant du ministère de l'Écologie et
  • l'IGAS, Inspection générale des affaires sociales, structure interministérielle chargée d'évaluer les politiques publiques).

L'enquête de l'Igas et l'IGE a été bouclé en décembre 2005. Mais il n'aurait jamais été rendu public sans l'action concertée de deux association de défense de l'environnement: - Agir pour l'environnement et Priartem  - qui ont dû saisir la Commission d'accès aux documents administratifs (Cada).
Les deux associations interprètent cette lenteur (plus de 8 mois) «comme une volonté des ministères de tutelle d'enterrer un rapport gênant».

Cela me rappelle la démission du Pr Zmirou et les propos stupéfiants de M.Paillotin (alors président de l'AFSSE).

Source : article de ZDNet du 15 septembre 2006.

[Ajout du19 septembre 2006, UFC QUe Choisir ? relaye cette information dans une brève intitulée Téléphonie mobile, Ondes troubles.  Extrait : "Outre ces révélations, ce sont surtout les conditions dans lesquelles elles ont été rendues publiques qui sèment le trouble."]

 

PS : N'oublions pas non plus cet article qui rejoint les conclusions de cette enquête : "Téléphones mobiles : des résultats d'études variant selon les financeurs" paru en août 2006.

12.09.2006

Politique et antennes-relais

Quand le la politique se précoccupe de la santé de "ses" habitants et des antennes relais de téléphonie mobile... ce ne serait que tristement électoral ?
Les commentaires de ce même article replacent le débat sur un champs moins politique.

Je me souviens de la récupération dont mes demandes de recours gracieux avaient fait preuve.

 

09.09.2006

Du neuf à Strasbourg

Vendredi 8 septembre 2006, la justice examinait le cas d'une femme électro-sensible aux antennes-relais.

Sabine Rinckel a porté plainte contre son bailleur social (CUS Habitat) pour l'avoir exposé aux rayonnements électromagnétiques. Son avocate Me Bénédicte Lagrandé a rappelé le droit de sa cliente "à la jouissance paisible des lieux" et en a renvoyé la responsabilité au bailleur qui a donné l'autorisation de l'installations des antennes.

Le jugement a été mis en délibéré au 29 septembre.
Il serait utile de faire parvenir au Tribunal cet article du (riirem : "Téléphones mobiles : des résultats d'études variant selon les financeurs".

L'électro-hypersensibilité (EHS) est une pathologie reconnue depuis 2004 par l'OMS, pas par la France.

Vu sur le blog Maris & co, chez France 2, l'Express, TF1-LCI, Metro, les Dernières Nouvelles d'Alsace... Je me rends d'ailleurs compte que le journalisme d'investigation n'existe plus guère. Partout les dépêches de l'AFP sont quasiment reproduites mot à mot.

 

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