16.09.2006

Enfin !

Une enquête ministérielle confirme le manque d’indépendance des auteurs des rapports publics sur les dangers de la téléphonie mobile. 

En 2003, l'Afsset avait publié un premier rapport plutôt rassurant sur les risques de la téléphonie mobile sur la santé. Mis à jour en juin 2005, ses conclusions étaient similaires. Ces rapports (qui m'ont d'ailleurs été opposé lors des réunions organisées suite à mes demandes de recours gracieux) sont aujourd'hui mis en cause par deux instances gouvernementales :

  • l'iGE, Inspection générale de l'environnement, organisme de contrôle dépendant du ministère de l'Écologie et
  • l'IGAS, Inspection générale des affaires sociales, structure interministérielle chargée d'évaluer les politiques publiques).

L'enquête de l'Igas et l'IGE a été bouclé en décembre 2005. Mais il n'aurait jamais été rendu public sans l'action concertée de deux association de défense de l'environnement: - Agir pour l'environnement et Priartem  - qui ont dû saisir la Commission d'accès aux documents administratifs (Cada).
Les deux associations interprètent cette lenteur (plus de 8 mois) «comme une volonté des ministères de tutelle d'enterrer un rapport gênant».

Cela me rappelle la démission du Pr Zmirou et les propos stupéfiants de M.Paillotin (alors président de l'AFSSE).

Source : article de ZDNet du 15 septembre 2006.

[Ajout du19 septembre 2006, UFC QUe Choisir ? relaye cette information dans une brève intitulée Téléphonie mobile, Ondes troubles.  Extrait : "Outre ces révélations, ce sont surtout les conditions dans lesquelles elles ont été rendues publiques qui sèment le trouble."]

 

PS : N'oublions pas non plus cet article qui rejoint les conclusions de cette enquête : "Téléphones mobiles : des résultats d'études variant selon les financeurs" paru en août 2006.